Pas si vite. Ne pars pas, si vite. J'y pense et puis j'oublie, mais trop souvent j'y pense. Les mots ne servent pourtant plus à rien. Ils meurent déjà sous mes doigts avant même que tu es pu les lires. Ca c'est parce qu'ils sont inutiles. Mais je persiste à ne pas vouloir comprendre. A faire comme si tu aller rester là. C'est plus facile de se voiler la face que d'ouvrir les yeux sur ta Vespa qui ne se garera plus au milieu des vélos.
Pas si vite. Ne t'en va pas, si vite. J'ai encore tellement de choses à te dire. Et comme je n'y arrive pas, tu vois, je vais les écrires. Toi tu sais bien qu'il y a les autres et que c'est bien vrai que je les aimes. Mais moi je sais bien combien il y a toi.
Pas si vite. Ne quitte pas tout ça, si vite. J'ai peur de perdre mes repères. Ta ptite poète s'esquinte à user ses doigts pour des mots qui doucement meurs sans que tu puisse les lires. Tu vois, plus personne ne comprend rien déjà. D'autre ce sont endormies sur l'idée de ton départ. Moi pas. Je prend des somnifères, tu vois.
Va vite. Si les adieux doivent durer, va vite. Si tu reste pour que je continue à t'aimer, alors va vite.